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 Le Coffret d'Hecate [Ensemble de textes]

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Pandora Axebreaker
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MessageSujet: Le Coffret d'Hecate [Ensemble de textes]   Dim 10 Mai - 22:17

Bonsoir everybody!!
Je vais posté ici mes textes originals, que ce soit des poésies ou des nouvelles :p

Je vais faire un petit sommaire, pour que vous soyez pas paumé.

Sommaire


Les Nouvelles

-Au Château des Brumes, mon coeur s'est envolé
-Le Rêve d'Isalin-Fa
-Hilvern

Délires Poétiques

-Le Noir vous va si bien

Poésie

-Délire
- Dévoreuse de Sens


Dernière édition par Pandora Blackmoon le Ven 29 Mai - 21:43, édité 2 fois
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Pandora Axebreaker
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MessageSujet: Re: Le Coffret d'Hecate [Ensemble de textes]   Dim 10 Mai - 22:19

Au Château des Brumes, Mon Coeur s'est envolé


Auteur: Edelia
Nouvelle
Genre: Mystère, fantastique, poésie.

C'était un soir pénible.
Nous devions, sous l'égide de la fatigue qui pesait sur nos paupières, écouter le discours ennuyeux d'un guide aussi exténué que nous.
Et moi présente dans la foule insupportable de jeunes étudiants, je commençais a en avoir marre.
Mon âme était lourde. Elle chutait sous le poids des sens et des effluves emanés part tous ces gens, par toutes ces oeuvres accrochées aux murs vieillis du château et de ce fichu guide qui aurait surement envis de nous noyer dans le lac, tellement nous étions bruyants. Mon professeur demeurait non loin de la porte, somnolent. Même dans cet état lamentable, il avait du charme. Il avait toujours du charme, et mon crime était de le trouvait charmant. C'était navrant et désolant qu'une étudiante trouve son professeur charmant. Une étudiante devait surement s'acoquiner à un autre étudiant, gloussant dés qu'elle l'apercevait et racontant ses petites aventures à ses amies. Tout cela était pitoyable. La vie était pitoyable, il fallait bien faire avec.

« Cette oeuvre d'un peintre anonyme est le joyau de toute la batîsse! »

Oh ciel! Le guide, qui était un vieux rabougris amoureux de ces peintures dormantes sous la poussière millénaire, s'étalait sur un tableau représentant une femme énigmatique. J'aime beaucoup l'art, sous toutes ses formes, et je dessine également. Mais à une heure aussi tardive, je préfère m'extasier sur une bonne douche et un bon oreiller. Mais quelque chose se passa à cet instant même. Quelque chose que je n'oublierai jamais. Cette oeuvre, qui aurait du passer inaperçue dans mon esprit, comme toutes les autres qui décoraient les lieux, m'a percutée. Elle représentait une jeune femme étrange, à l'air serein et à la peau de nacre. Ses longs cheveux étaient d'argents et sa posture était nonchalante et féline. Elle avait un sourire encore plus mystérieux que celui de la Mona Lisa. Elle semblait me fixer, dans l'ombre grouillante de la foule amorphe. Je fus comme figée dans le temps. Je ne remarquais même plus ce qui m'entourait.

« Il s'agit de Lady Brume Danae. Un étrange nom, comme vous pouvez le voir! C'était l'étrange chatelaine du château, à l'époque.. »

La voix du guide me parut lointaine, comme un écho perturbant le silence platonique d'un paysage obscure. Je me trouvais alors dans l'orée d'un sous bois, en proie au Royaume des Ombres. Mon âme s'habillait des lueurs blafardes des pâleurs lunaires et je marchais silencieusement dans le délice de la nuit. Cette femme, qui semblait être ma jumelle, me fixait toujours. Et elle me menait dans un univers insolite, ou mon coeur semble avoir trouvé son espace..

« Bien je vais vous montrer une autre oeuvre! Suivez moi ».

La voix me parut plus forte. Mais cela ne me percuta point. Toute la masse lapidée par la fatigue se dirigea lentement vers la direction indiquée, comme des zombis grognants. Moi je restais fixe, encore emprisonnée dans une vision nocturne. Mon professeur le remarqua et s'approcha de moi, me tapotant l'épaule. Il m'apparut d'abord comme une ombre saisissante, ce qui me fit sursauter.

« Silène! Réveille toi! Je sais que nous sommes tous fatigués, mais essais de tenir.. Silène? Silène?.. »

Petit à petit, la silouhette agréable du professeur fut plus claire à mes yeux. La forêt disparut, et je revis cette salle ou les oeuvres d'arts vétustes régnaient en maître et ou la jeune femme mystérieuse se révela à nouveau à moi sous la forme de portrait. Je pris conscience de ma rêverie -disons plutôt de ma vision-et je ne pus que me confondre en escuses en rougissant..

« Désolé monsieur, j'ai dus me laisser aller à ma fatigue.. »

« Ce n'est rien, tout le monde est exténué.. T'inquiètes pas va, la visite est bientôt terminée.. »

« Oui, je vais essayer de tenir jusqu'à la fin »

« Bien, aller, viens.. »

Mon professeur me souriait. Il me souriait avec un doux sourire, sincère. J'appréciais ces rares moments de plénitudes, ces petits bonheurs qui ont une valeurs inestimable à mes yeux. J'aquiecssais alors et je m'apprêtais à le suivre. Mais je ne pus partir sans me départir d'un dernier regard en direction du portrait. Et la, je fus à nouveau captivé par ces yeux clairs. Je n'arrivais pas à en définir la couleur..Je m'approchais alors, levant ma main en direction du visage paisible de cette ..

« Silène! »

Je frissonais alors, me réveillant à nouveau. Le professeur s'impatientait, et je dus me résoudre à le suivre..

« Je ne sais pas ce que tu as.. Tu as l'air captivé par cette peinture on dirait.. »

« Elle est..intéressante.. »

A ces mots, je le suivis à travers les galleries froides, rejoignant les autres qui, vraiment, avaient besoin de dormir..

Aprés une dernière série d'oeuvres composés de je ne sais plus quoi, vu que mon esprit était orienté vers l'image étrange de cette chatêlaine, nous pûmes rejoindre nos dortoirs. C'était un soulagement, une délivrance pour tout le monde. Le guide rejoingnit sans plus attendre ses appartements, situés plus bas, non loin de ses peintures chéries. Nous, nous devions grimper de longs escaliers en pierre, aussi froids que le reste du château. Tout le monde s'empressait, jusqu'à en trébucher pour certains. Moi je marchais d'un pas mécanique, mon âme trop emportée dans je ne sais quelle rêverie lunaire.

Accompagnée de mes amies, j'arrivais enfin au dortoir qui nous fut désigné. C'était une vaste chambre, meublée de cinq lits simples, aux draps fleuris de motifs défréchis. Avec le froid hivernal, des couettes chaudes furent rajoutés, pliées sur les lits. Mes amies émirent des soupirs de soulagements, se plaignant de la visite qui fut mortellement ennuyeuse. Nous étions quatre... Il restait un lit de libre..Bah, cela arrive souvent. Nous pensions être tranquille, et moi déja, je m'asseyais sur un des lits, me laissant aller à mes songes, quand soudain, la porte s'ouvrit, et la tête du Professeur apparut dans l'entrebaillement.
Je ne pus réprimé un sursaut, ce qui brisa en un instant mes pensées..

« Bonsoir les filles..dites moi, combien y a t'il de place dans votre chambre? »

« Cinq monsieur »
Alice répondit à la question posée. Je craignais le pire. Si il posait ce genre de question, c'était surement pour voir si il restait de la place..et..

« Et vous ètes quatre.. C'est parfait! Lynda n'a pas de chambre, il n'y a plus de place ailleurs, elle dormira avec vous ».


Dernière édition par Pandora Blackmoon le Lun 5 Avr - 0:27, édité 1 fois
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Pandora Axebreaker
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MessageSujet: Re: Le Coffret d'Hecate [Ensemble de textes]   Dim 10 Mai - 22:19

Les mines de mes amies se fronçèrent légèrement. Si le professeur n'aurait pas était la, elles auraient exprimés une mine de dégoût. Lynda était une vrai peste, une petite bourgeoise enfarinée qui n'avait aucune notion essentielle de l'existence. Pour elle, la vie se résumait à la beauté physique et à l'argent.. Rien de plus stupide en somme. La tête idiote de Lynda, qui était vraiment désagréable à regarder, apparut alors. Elle fit un sourire niais au professeur, lui faisant les yeux doux.

« Oh merci monsieur, sans vous je dormais à même le sol.. »

Elle aurait put dormir dans la salle de torture ou dans les caves, rien n'aurait été plus plaisant pour nous! Seulement, la fatalité pesait sur cette soirée, il fallait la supporter pour cette nuit.

« Bonne nuit les filles »

Le professeur esquissa un sourire fatigué et il ferma la porte. Elle était la, l'ignoble créature, debout face à nous, avec un regard triomphant. Elle prenait à malin plaisir à nous suivre, se faisant passer pour notre grande amie. On la détestait, car elle nous avait fait des coups très bas.. Elle s'installa sur le lit libre. Alice, Wenda et Mael se rapprochèrent de moi, devisageant cette peste infernale. Elle nous poursuivait comme une Erinye, et elle était aussi laide qu'une Chimère..

« Oh! Comme je suis contente les filles! On va dormir ensemble! Allez, on se raconte des potttiinns »

« On a sommeil, Lynda.. »

Ce furent les seuls mots que j'avais envie de prononcé, le tout avec un ton sombre et glacial. Lynda esquissa un de ses exécrables sourires. Elle s'approcha de moi, avec un déhanché affligeant.

« Ma pauvre Silène! Toujours aussi ennuyeuse! Tu as envie de faire de jolie rêve c'est cela, avec ton lapinou chérie? »

Je dévisageais cette pimbêche. Elle prenait un malin plaisir à me dire que je n'étais qu'une enfant, inintéressée par des choses de « grandes », c'est à dire les garçons, les potins. Qui était l'enfant dans cette histoire? Je vous le demande. Venant d'elle, cela ne me gênait pas. Mais ma famille ne cessait de vouloir me secouer. Il disait que je devais m'intégrer d'avantage dans la roue de l'existence. Que je devais devenir une femme. Mais je le deviendrais en temps voulut, non? Chacun grandit à son sens, en sa conception. Et dans ma conception, la vraie gamine, c'était elle..

« Et toi, tu rêve de potins pour avoir de beaux rêves le soir, avec un lapin entre les jambes, c'est ça? »

Les filles pouffèrent de rire, et le sourire triomphant laissa place a une mine dépitée. Elle tourna les talons et partie se changer dans la petite salle de bain de la chambre, nous laissant victorieuses..

« Bien envoyé, Silène! »

« Merci.. »
Le reste de la soirée fut transparente. Tout le monde se doucha, se prépara, se mit au lit. Et dans l'obscurité de la salle, recevant en son sein la clarté de l'astre d'argent, je me sentais prisonnière d'un rêve obsédant. Ce visage me poursuivait, me hantait de ses prunelles aussi lumineuses que les rayons qui caressaient mon visage. Je tremblais de froid, de tout mon être, malgré la chaleur duveteuse des couettes. Mon souffle était un chant qui s'échappait malgré moi de mes lèvres glacées. Des arbres recouverts de givre, prés de la fenêtre, dansaient et agitaient leurs griffes douceureuses qui étendirent leurs ombres sur mes joues.

« Silène.. »

Une voix aussi froide et délicieuse que la nuit m'appelait. Ce n'était pas un rêve.

« Silène »

Mon coeur s'empourprait des silences nocturnes. Mon âme s'envolait vers un nouvel horizon..

« Silène.. »

Qui je suis? Qui je suis vraiment? Moi, jeune étudiante à qui l'on reproche d'être encore une enfant. Moi pauvre demoiselle à la chevelure auburn, aussi bouclée que celle d'une sirène, et qui rêve de flotter en des eaux profondes? Moi qui porte le nom des profondeurs, des entrailles marines qui attirent les esprits embourbés par la poudre stellaire? Moi qui à toujours invoqués leurs noms, moi qui ai toujours fait appel à eux? Qui je suis? Suis je encore humaine malgré tous mes songes, tous les maux qui hantent ma vie? Serais je une adulte parmis les hommes?

« Silène.. »

L'on m'appelle, comme je les ai appelé..Jour pour jour, j'ai prié la lune, j'ai admiré la grandeur de son orbe sereine..

« Silène »

Nuit aprés nuit, je me renouvelais en son sein maternel..

« Viens.. »

jusqu'à ce que je recoive son appel, comme un écho dans le couloir obscure de mes sens..

« Viens, mon enfant.. »

Je me levais alors. Mon destin venait de se délier dans l'encre d'une nuit. Vêtue d'une robe blanche et éclatante sous la pâle lueur, je mis mes ballerines et j'ouvris la porte de la chambre qui me semblait lourde. Je me glissais dans l'ombre, guidée par une étincelle qui demeurait au fond de mon coeur. Moi qui habituellement craignait les lieux sous le règne du noir, je me sentais bien dans le cocon soyeux d'une pièce d'onyx. Le flux de l'eau abyssale se fit entendre à mes oreilles. L'effluve coulait sur les murs, et l'odeur d'une humidité savoureuse exhala mes sens. La rudeur de la pierre se transforma en mousse tendre et moelleuse, s'effritant sous le poids serein de mes doigts. Son visage m'apparut alors, et des mains blanches me prirent le menton. Sa joue froide se frotta à la mienne et je fus entrainé dans un désir saisissant, qui me poussait à sortir, à la suivre, à devenir comme elle, une Dame des Abysses.

« Suis moi »..
Et je la suivais, engouffrée dans la folie de mes sens..

Alice fut réveillée par le froid qui se faufilait sournoisement dans la chambre. La porte était pourtant fermée tout à l'heure. L'ambiance autrefois paisible devint étrange, obscure..Comme si il se tramait quelque chose. Alice fut saisit d'une terreur soudaine, et elle se jeta hors de son lit, allumant en vitesse la lumière. Biensur, cet acte s'accompagna des réactions subites des autres filles..

« Alice, qu'est ce que tu fais? »

Wenda leva sa tête ensomeillée de son oreiller, ses boucles rousses tombant sur ses yeux. Mael se frotta lentement les yeux et Lynda ne trouva rien de mieux à faire que de pester..

« Non mais on ne peut pas dormir ici! »

Alice observa pendant une fraction de seconde les filles, et fut prise d'angoisse lorsqu'elle vit qu'il manquait la présence de Silène.

« La porte était ouverte.. Ou est Silène? »

La voix de la jeune fille était paniquée. La rouquine la regarda d'un air interrogateur et porta ses iris vers le lit vide de la demoiselle des songes..

« Je.. Je ne sais pas, elle n'est pas aux toilettes? »

La porte de la salle de bain était ouverte, et personne n'était à l'intérieur..

« Elle est peut être sortie.. »

« Oui mais ou? C'est pas son genre de s'échapper dans les couloirs sombres, seule, dans la nuit.. »

Alice commençait vraiment à perdre son sang froid. Elle aimait beaucoup Silène. Elle était passionnée par cet être enigmatique, reservé et rêveur. Elle veillait sur elle, comme une mère le ferait. Même si elle ne pouvait s'empêchait de la pousser à s'ouvrir, à grandir..Elle savait la jeune demoiselle fragile. Elle savait qu'elle attirait la convoitise.. Et si quelqu'un l'avait enlevé? Cette possibilité la faisait frémir d'angoisse.

« Bah, elle a surement voulut rejoindre le prof dans son lit »

Lynda sortit cette phrase avec un rictus, pensant être drôle. Mais Alice se jetta sur elle et la secoua comme un figuier.

« Si tu en sors une autre de ce genre, je te jure je t'étrangle! »

Lynda était pitoyable. Elle essayait de se dégager de l'emprise d'Alice, qui devint une vraie Enragée, une Furie vengeresse. Heureusement pour la malheureuse que Wenda et Mael vinrent retenir Alice Alecto..

« Calme toi Alice! Il faut la retrouver! »

Wenda, essoufflée et en manque de sommeil soutint du regard la blonde Alice, qui essayait de se calmer.
« Allons prévenir le professeur. »

Et c'est ainsi, que formant un cortège de Demoiselles en pyjamas dans la froideurs du couloir en pierre, les fidèles amies de la fée des ombres ainsi que la jeune fille ecervelée partirent vers la chambre du professeur. Elle était un peu en retrait, et elles eurent bien du mal à la trouver dans l'obscurité. Alice, stressée et nerveuse, tapa à la porte. Un grommelement se fit entendre..

« Heiin, quooii? »

La voix sourde du professeur irrité provoqua un malaise chez les jeunes femmes. Mais Alice, determinée, répondit.

« Monsieur, Silène à disparut.. »

« QUOI? »

Un fracas se fit entendre, et le Professeur, en tenue de nuit, vint ouvrir brutalement la porte.

« Silène? Ou est elle? »

Le Professeur parut confus et affolé, il regardait d'un air hagard et deboussolé les quatres étudiantes en face de lui. Alice répondit, vu que les autres semblaient tout aussi perdues.


« On a retrouvé son lit vide et la porte ouverte. On ne sait ou elle est.. »

« Il faut la retrouver! Vite allons y! »

Le professeur semblait plus qu'affolé, sans doute encore plus affolé car il s'agissait de Silène. Cette jeune femme, toujours présente, avec son regard perdu et captivé par les aromâtes de l'atmosphère, a toujours eu quelque chose de spécial. Elle n'était peu être pas comme les autres, mais elle était..Elle.
Le simple fait d'imaginer qu'elle ne puisse plus être était déroutant, affolant..
Ils se mirent à chercher, descendant les escaliers..


Silène mirait le portrait.
Elle était face à ce visage animé qui s'était à nouveau fondu dans la toile. Les traits de l'oeuvre étaient fins, comme si il s'agissait d'une photographie aux couleurs vivifiées. Dans une vision flou et vaporeuse, La jeune Dame exhalait son être à la vue de ce visage qu'elle touchait allégrement. Il s'agissait d'une peau douce et d'une toile froide. La main blanche et lumineuse apparut à nouveau, l'attirant dans l'ombre. Elle se dirigea alors d'un pas vif vers la sortie. Les figures vertigineuses s'affichaient à son regard. Des Willis la regardaient, dansaient à son passage furtif. Elle devint le centre des attentions du Cercle Lunaire qui se formait autour d'elle. Et elle continuait son chemin, comme si elle était pied nue dans l'herbe inondée de rosée glaciale et parfumée. Un arche se forma devant elle. Un arche de bois mur, noir, d'ébène, iriscé de feuilles d'ocre.

« Ouvre cette porte.. »

La porte était close, sombre et frappante à son regard. C'était La porte. Celle qu'elle devait ouvrir pour s'accomplir, pour devenir ce qu'elle était. Ce qui sommeillait en elle depuis toujours allait enfin se révéler.


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MessageSujet: Re: Le Coffret d'Hecate [Ensemble de textes]   Dim 10 Mai - 22:22

« Mes doigts sur glissèrent sur la poignée
Elle était gelée, mais elle se réchauffa sous la saveur de ma peau. Je me collais alors contre celle ci, comme pour entendre battre son coeur, comme si elle était en vie. Mon âme allait s'envoler. J'ai toujours comparé l'existence des hommes à celle des papillons. Ils naissent et ne sont que des larves à qui l'on doit tout apprendre. Lorsqu'il sont prêts à grandir, ils s'isolent, se cherchent dans la chaleur d'un cocon. Et Quand ils sont finis, il brisent leurs nids et se révèlent, pour vivre durant une temps si éphémère, et se mourir au crépuscule. Moi, je veux rejoindre les Papillons de cristal, ceux qui subsistent dans les beautés de ce monde. Ceux qui parcourent les océans, qui dansent dans le faisceau lunaire. Moi je veux devenir une Brise sereine.. »

J'allais ouvrir la porte, quand un fracas m'interrompit. Je le vis. Il était la. J'entendais les échos, les voix de mes amies qui me cherchaient encore. Lui, il m'avait trouver en premier..

« Silène »

Je ne veux pas revenir. Je ne veux pas retourner dans le cocon des humains. Je veux devenir Cette Brise, cette Brume celeste qui s'étend sur les eaux sombre d'une nuit d'hiver..
Il s'approche de moi et me caresse le visage, l'air inquiet. Et j'étais nimbée d'ombre et de lumière

« Que se passe t'il? Pourquoi as tu quitté ta chambre? »

Que répondre à cette question? Je n'allais pas lui dire la vérité? Et pourtant j'étais dans une impasse. Je devais ouvrir cette porte, c'était le moment ou jamais. Demain, l'ombre luisante de ce songe d'une vie allait s'évanouir avec les premiers rayons de l'aube. Je ne serais plus..N'était ce pas ce qu'il craignait?

« Je dois partir.. »

« Partir où Silène? Te rends tu compte de ce que tu me dis? Tu te rends compte du lieu ou nous sommes, de l'heure?! »

Dans son affolement, il remarqua quelque chose. Il plaça ses mains sur mon visage. Elles étaient si brûlantes, moi qui avait la fraîcheur de la nuit sur ma peau..

« Tes yeux, ils sont si clairs, si étranges.. Que t'arrive t'il Silène?Tu.. »

« Je me révèle.. »

J'esquissais un sourire enigmatique, le même que la Dame au Portrait. Il frémissait de ton son être, je pouvais le sentir. D'ailleurs, je sentais la Présence de Dame Brume derrière moi. Pouvait t'il la voir? Je n'en savais rien. Captivé et effrayé à la fois, il ne put s'empêcher de s'emparer un instant de mes lèvres, avant de plonger son regard dans le mien.

« Tes lèvres sont glacées et sucrées..Silène.. »

« Chacun d'entre nous dessine son propre chemin, le mien est dessiné au creux de la nuit, sous la lumière de la Dame Celeste..Désolé je dois partir. »

Ma main droite se glissa derrière moi. Je vis ses larmes perlées sur sa joue, et ses yeux exprimaient l'incompréhension et une peine terrible. Mais je devais partir..Ma main prit la poignée et ouvrit brutalement la porte. Un flot de cristal jaillit alors. Je devins la Brume, je m'effaçais dans le ciel sombre et le vent stellaire.Un dernier sourire mêlé à celui de Brume se dessina alors dans le flot des vapeurs d'unseelie.

« Je demeurerais dans le reflet de la lune sur les lacs les plus froids. Même en plein été mon âme chantera et se transfigurera auprès des nymphes chasseresses, jamais je ne disparais mais je ne suis pas vraiment la.. »

Et après ce chant, cette comptine mémorable, je disparus. Je résidais enfin dans les Univers de Nyx et d'Artémis.. Entre les seins Vénusiens je dormais paisiblement. Je courais a la Brise éolienne..
Mais un déchirement perpétuait dans la nuit. Celui d'un coeur qui eut le malheur d'aimer une enfant des fées..Parfois, il m'arrivait de revenir dans ce château, moi qui préférais pourtant les profondeurs des sous bois. Envellopée de songes et de draps cousus d'étoiles, je marchais sur les dalles glacées. Et je le vis. Il était la, inchangé, face à moi..
Je ne sais si c'était un de mes songes ou une réalité immuable. Et il me souriait..
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Pandora Axebreaker
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MessageSujet: Re: Le Coffret d'Hecate [Ensemble de textes]   Dim 10 Mai - 22:27

Le Rêve d'Isalin-Fa


Auteur: Edelia
Genre: Fantasy, Drame
Disclaimers: tout l'univers de la nouvelle m'appartient, étant un original
Quelques mots: Cette nouvelle fut écrite il y a 2 ans à peu prés. J'étais en première et le journal de mon lycée lançait un concours de nouvelle fantastique. Le sujet était "Faites une nouvelle fantastique avec au début cette phrase: "J'ai cru me retrouver dans cet endroit, mais la réalité était tout autre".
Je n'ai jamais connus le résultat mais un ami m'a dit qu'il avait vu le journal publiant le résultat, comme quoi le rêve d'Isalin-Fa était le gagnant, mais j'en suis vraiment vraiment pas sur..D'ailleurs sa date et je m'en fiche un peu XD.

J'ai cru me retrouver dans cet endroit, mais la réalité était tout autre. Cet endroit a changé et il est devenu sordide, attrayant et mystérieux. Ce mystère est prenant, comme un parfum d'ambre qui caresse votre odorat jusqu'ici embaumé de mort. Une mort qui a possédé cette terre. Ces landes vertes d'autrefois, ces collines où trônaient milles fleurs exotiques des quatre coins du système s'étaient décharnées. Plus aucun brin d'herbe ici, ni même une bride de vie. Mais le mystère réside dans ces brumes qui cachent quelques lointains édifices. Le ciel rose d'Isalin-Fa s'est encombré de vieilles murailles délabrées, de tours sombres et de remparts infranchissables. Non je ne reconnais plus ma planète.

Isalin-Fa fut jadis le joyau du système Jilin, l'un des plus beau de la Galaxie Kaya. Certains prétendaient même que c'était une légende, que les habitants n'étaient que des êtres d'illusion vivant dans un rêve permanent. Le ciel autrefois miroitait de milles camaieux d'une douceur pastel et les montagnes d'un vert turquoise plongeaient leur cîmes dans les nuages mauves sous les rayons d'Asimbel, notre soleil.La lueur pale d'un matin bien trop beau pour d'autres personnes, ne fut que le prémice d'une douce journée baignée de quiétude. Le Royaume était somptueux, montant en flèche dans la voûte céleste, construit au centre d'un ancien cratère d'un volcan qui ne savait cracher que des paillettes de bronze et d'or. Les plaines étaient nappées de voiles d'émeraude, parsemées de cristaux mauves et d'éclats de diamants, ensevelis d'une lumière douce et aveuglante à la fois. Les forêts étaient claires, traversées de ruisseaux aux eaux d'aigues marines, de milles espèces intelligentes, et de l'horreur de la perfection. Tout était beau, serein, doux, passionnant, mais surtout étrange et insolite.Je me suis toujours demandé pourquoi je vivais ici, et pourquoi tout le monde souriait...Etais je le seul à pleurer de temps en temps? Etais je le seul à frémir de douleur?J'étais seul, car personne d'autre ne ressentait le malheur. Il n'y avait qu'une bulle de rêve, et aucune part de réalité. Ce monde était irréel, artificiel, vide, mais à la fois splendide et affreux.Le rêve d'une vie ne s'emprisonne pas dans un cocon de soie. Et c'était ça que la déesse de notre étoile n'avait pas comprit.

Oui, c'était notre Reine à tous, elle dirigeait ce petit monde par la force de sa pensée. Elle devait être puissante pour mener à la baguette un royaume doré et ses habitants, un fleuve de perfection, un monde détruit d'avance....Elle siégait au coeur de la sphère d'argent, perchée en haut de la plus grande tour de la capitale. Elle dormait d'un sommeil éternel, s'étant condamnée à ne plus revoir la lumière du jour, et admirait son domaine du haut de la tour des songes.Son plus grand rêve était notre existence, et notre existence était Isalin-Fa. Je croyais que toutes ces rumeurs sur notre monde était fausses, que ma vie ici était palpable, réelle.. Mais je me trompais. Et la dure réalité nous rattrapa. Notre Reine Isala, était humaine, et elle fut touchée par la maladie, une maladie qui venait de nulle part. Elle qui semblait immortelle et éternellement jeune fut frappée par l'horreur et la souffrance, des mots que nous ne connaissions pas. Mais moi je sentais ces sentiments, j'étais le seul à baigner mon coeur dans la solitude, et cette solitude était celle d'Isala. Même si ses rêves ne laissaient pas passer le malheur, son âme ne put filtrer un soupçon de peine. Et c'est ainsi que je suis né. Je suis une larme de ses joues, et elle l'avait versé pour épargner les autres. Isala fut agonisante et nos vestiges s'effondrèrent. Mon peuple connut la douleur, la peur, la haine. Ils furent traversés de frissons d'angoisse, agonisèrent en écho avec leur Mère Déesse, s'arrachèrent les cheveux, se plièrent de honte, de désarroi. Eux qui ne connaissaient que la paix embrassèrent la guerre. Les premières gouttes de sang se versèrent, les premiers assauts de rage et de vertige envahirent leurs raisons et la flamme de la souffrance brûlait pour la première fois la chair de ces pauvres êtres. Puis ils s'effacèrent, doucement, terriblement, afin de disparaître à jamais de la mémoire de Notre Dame.

Les Grandes tourelles d'or et de porcelaines se brisèrent, les structures se démolirent, s'enfoncèrent dans l'oubli au fin fond du fossé de la mort où se diffusait l'ombre des derniers jours. Je fus seul, encore et toujours, assistant à ce spectacle. Je ne disparus pas, je ne criais pas, je ne mourrais pas, car j'étais sa dernière larme et sa première peine.
Isala est encore la haut. Elle expire dans ces murs défréchis, sentant la mort et la désolation. Elle expire, et je sens mon sang se refroidir. Un rêve vient de tourner au cauchemar, et le cauchemar à la mort. Il fut beau de rêver comme il est bon de mourir. Mon corps s'efface progressivement, et je ne verrais plus les débris de cette vie, je n'humerais plus la dernière douceur d'ambre de cette cité, car Isala vient de verser sa dernière larme.
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MessageSujet: Re: Le Coffret d'Hecate [Ensemble de textes]   Dim 10 Mai - 22:35

Hilvern


Auteur: Edelia
Genre: Fantastique, Poetique, Strange

Une cascade de feu noyait le cuir noir du siège. Ce trône d'argent et d'ébène était jonché de feuilles d'encre renversée sur la neige immaculée. Il y avait le feu, sa peau bouillonnante, iriguée par une sève de vie extraordinaire. Il y avait le flux de sa chevelure, qui était une tornade rousse tombant sur des épaules frêles, de lait, de saveurs si douces..Il y avait ses courbes, ces vallons vertigineux, ces tendres mains frottant une épaule congelée. Et il y avait le décor de cédre et de mousse, emportant les dernières larmes de l'été. Le visage lunaire s'illumina de deux perles d'ocre. Un sourire de sang s'éclaira dans la beauté de l'hiver princier. Sa silouhette était brumeuse, entourée d'écorces et d'ailes en fibres de lune écorchée. Les souffles éternels l'entouraient, et la nuit cajolait sa joue tiède, lui tendant un baiser. Hilvern était la, dans la clairière, recroquevillée sur le fauteuil qui lui était destiné. Des êtres veillaient à ses pieds suzerains. La neige coulait à flot, se noyant dans la braise ardente qui coulait devant ses yeux.

Je ne fus qu'un chant, un rêve brisé. Autrefois, je fus terne. Aujourd'hui j'arbhorre les lumières claires et froides d'une aube endormie sous la glace. Je n'étais rien, vraiment rien.. Ecoutez mes songes, écoutez mon histoire, vous enfants du Soir..

Sa tête se releva et elle adressa un regard tendre bercé par des iris fauves. Ses yeux étaient un vrai délice, un mélange savoureux entre le miel et la terre mièvre. Elle avait la lumière en ses yeux, en sa peau tendre, en ses cheveux éclatant sous la faible lueur du jour naissant.

Je me nomme Hilvern, fille des vallons et de la Terre nourricière. Très vite j'ai appris à déceler le chant des quatre vents. Les arbres murmuraient à mes oreilles des berceuses de dryade. Mais je fus brisée par les lois des hommes. L'on me força a redescendre sur le sol dur et blessant des humains. L'on m'interdisait d'entendre encore la mélopée du temps. L'on m'enferma, l'on me brisa, me traitant de tous les noms. Je fus pesée, empaquetée, mise sur "le droit chemin". Vendue comme un bout de viande a un mari écervelé, insensible, brute, soi disant civilisé.

Et les Parques chantaient, accompagnant son récit, son épopée nocturne, qui fut vécut parmis les ombres que sont les humains. Ah Humains! Qui s'inventent des maux futiles! Qui se disent Démons ou Anges! Les Démons, c'est la cruauté c'est cela? Un concentré de haine, brisant.. Le miroir des Songes, las bas perchés, tout en haut de la cime.. Non les démons n'existent pas, car le manichéisme est trop fade à mes yeux pour être. Le chant des Moires berçent les branches, et je me dis que seul ce doux chant doit être réel, et que nous tous, avec nos petits délires, nous existions point. Nous sommes des rêves..

Je n'existais plus. Je n'étais plus moi, je trahissais mon être. Les Racines de mon Ame n'étaient plus irriguées par les flots de la nuit, par le reflux de la vague à mes pieds, par les feuilles bénissant ma tête, et par ma chevelure entremélée par la neige. Je fus prisonnière, dans une maison en toc, par des habitudes ternes, par un mari haissable.
Il partait le matin, me laissant a une maisonnée froide. Et moi j'étais seule, avec des tâches, des corvées ennuyeuses.

Terne est l'existence d'un être qui se renie..

Je n'étais rien a ses yeux, juste un automate programmée pour le servir. Et toutes les nuits, étant obligée de coucher prés de lui, j'imaginais ma peau fondre, s'évaporer au regard de l'astre divin qui régnait sur la toile Nyxienne. J'imaginais ne plus être ici, ne plus sentir ses élans fievreux, qui me voulaient, juste pour le satisfaire..

Un mouvement de mécontentement agita les êtres de brumes qui écoutaient son histoire. Elle, restait pensive, et en même temps elle fut soulagée. A présent, a présent..

Je n'étais qu'un sac de viande. Une chose plantée la, dans le décor d'une vie misérable. Je ne manquais d'aucune ressource, mais je n'avais rien. Aucun amour, aucune considération, aucune tendresse. Aucune liberté. Et un écho m'appelait, me brûlait les veines. Hilvern, Hilvern.. Mon nom est le symbole d'un royaume, d'un appel,d'une Ophélie gracieusement étendue sur les flots noirs et figés par les neiges de nacre..et de fiel qui persistait en ma bouche. Fiel qui me rendait folle. Qui me disait "L'on ta rendue amorphe, l'on a fait de toi une chose, une chose a vendre, a tripoter, à user tant que l'on peut!"
Mon Mari disait, à ses amis, le soir, dans un fumoir acre et horripilent "Elle n'est qu'une ombre, une femme terne, rien, elle me donne du plaisir, mais je la trompe allègrement.."
Personne a qui me confier..

Je voyais les ombres danser en mon sein. Je voyais la colère acre à ma bouche damnée. Je sentais la folie de mes sens m'échapper. J'avais mal, Grande Dame, mon sang ne s'apaisait que dans la haine d'une vie..Mon mari n'avait que faire de mon existence..et moi je souffrais d'une vie qui n'était pas la mienne..

Le Chant des Ages entonné par les Parques devint plus fort. Comme si ces voix coupantes étaient destinées à être tranchés par les ciseaux de la Douce Hécate. Il fallait que cela cesse! Il fallait que ce chant arrive au dénouement..

Que pouvais je faire? Alors je m'étalais sur mon lit, les bras ouverts, face à la fenêtre qui m'offrait le dernier quartier de lune. Et dans la chaleur de mes larmes je suppliais Hécate.

"Chante mon nom, entremêle le au tiens. Ouvre ton coeur à ce que tu emprisonne depuis des années. Ecoute les échos du vent, sens la sève des Dryades te monter aux lèvres.."

Et j'ai chanter. Et j'ai pleurer toutes les larmes de mon coeur. Comment ai je pus les laisser manipuler mon existence? Comment ai je pus me replier, tenter de détruire le sens de ma vie? Comment ai je pus croire que je pouvais vivre sans vous? Comment?

Les plaintes des Moires se firent de plus en plus imposantes, faisant trembler la clairière. Les Enfants du Soir s'agitèrent. L'un d'entre eux prit entre ses doigts la bouche froide d'Hilvern. Elle souria à cet élan de tendresse et attrapa entre ses mains de neige la main tremblante de la petite nymphe du couchant. Fermant ses yeux sous l'ombre d'un soir, elle continua son récit, d'une voix abyssale, empruntée à la Belle Tiamat, reine des Eaux les Plus sombres..

J'ai levé mon corps, révélé ma foi. J'ai ouvert mon âme aux effluves qui faisait de moi ce que j'étais. Une fille des Neiges baisées par l'eclosion du Soleil dans l'aube d'un Hiver, une Danseuse des Brumes effleurées par les Willis.. une Enfant..Alors j'ai enfilé une robe adulée par le printemps, décoré par Dame Holle et son cortège. J'ai dévoilé ma gorge de délicieuse demoiselle, et je suis née sous une pluie iradiée par le dernier quartier de lune..
Et j'ai sentis ma renaissance..

Je suis devenue une Ombre, je me suis faufilé dans le manteau de Nyx. Et j'ai sortis de ma gorge les mots les plus secrets, révélant mon existence à la toile de l'éther abandonnée..
Et je suis devenue Hilvern..

Et le chant se terminait en Apothéose..

Et mon mari quand à lui, explosait sa chair entre les bras d'une maitresse..Et moi, plus rien ne m'importait. J'étais moi. Et je parcourais les forêt et les rivières, plongeant mes pieds dans les lacs noirs, observant la lune rêveuse et cajoleuse..J'ai accueillis en mon sein la rivière, la clairière des satyres dansants, l'écho des nymphes du couchant..
Et me voila.
Je suis devenue la Fille Hécatienne, la Chasseresse, la conteuse, la fileuse. Et la sur un trône inondé par ma chevelure, j'achève mon récit.. Mais je continuerai ma voie. Je chanterai encore pour vous. J'écrirai de mes doigts les poésies sur la mer profondes, sur les paupières de nuit de Tiamat, sur les Aubes révélées, sur tout ce qui jalonne mon âme de petite lorialette.. J'écrirais, je te le jure..
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MessageSujet: Re: Le Coffret d'Hecate [Ensemble de textes]   Dim 10 Mai - 22:38

Le Noir vous va si bien


Auteur: Edelia
Style: Strange, bride de vie...

"N'attends plus, fais le.."

N'attends plus quoi? Je suis la, assise, étalée, debout, accrochée a une vie rebondie, détendue et explosée en millions de tessons du ciel, qui parcourent des instants, tragiques ou mélodiques.. Je ne suis qu'une existence, après tout.
Mais qu'elle existence! En un instant, je crus entendre ces mots "Le Noir vous va si bien.." Si bien qu'il me colle a la peau! Je suis dans le vent, le blues, la folie, une croyance si désuète et si futile. Et pourtant si pesante et si élégante. J'ai tissé autour de moi un voile de tendresse et de délicieux élixirs coulant sur les vitres brisées. Oh Fauve, Sauvage Passion qui me dévore...
Alors c'est comme cela!
J'ai décidé de me nimbé de nuit. Je suis devenus l'infante d'une Ombre, d'une Mère aux yeux de braises et d'Abysse. J'ai porter en moi la sphère d'un Paysage Chaotique et Fertile. J'ai en moi ce sang nimbé de Poussières lumineuses et Ternes.. Et de Mots ridicules et pourtant si légers, légers!
Et Moi! Je ne fais qu'écrire, transcrire.. Je suis la scribe de la Passion, des Cimes Divines et Ensorcelées!
Ensorcelées! Ensorcelée par la vie, par le tempo qui brûle mes tempes, par ce chemin qui se creuse au vent et qui m'appelle.
Et tout tourne autour de prunelles de Plaines, de Steppes d'or et d'ocre boisés! Oh cela me donne la nausée! Il y a pourtant autour de moi, des êtres qui captent mes sens. D'autres qui les mettent en transe, ou encore en émoi, ou en dégout le plus profond. Il y a le Silence, Le Ciel, et l'Aridité des Landes Hostiles. Il y a L'Histoire, La Nation! Les Discours Barbants et Stimulants.. Il y a tant de chose, de secrets, d'horripilants savoirs qui nous dévorent, nous griffent, nous rend Homme.. Et je ne veux plus parler, je ne veux que chanter, crier, danser, offrir mon cou à la brise du soir, venue des flots noirs, à l'horizon..

"Le Noir.."

Vous va si bien, Demoiselle! Oui je sais!
Je l'ai enrubanné sur mon sein, le Noir!
Il coule en mes veines sucrées. Il est la! Il veille.. Et me rend folle..Et m'entoure de Muse du Couchant! Elles gardent les pommes d'or étincelantes! C'est la source de lumière de mon coeur. Des Pommes sacrées, aux saveurs tropicales, qui me donnent envie de Danser, de Courir sur les Vagues rugissantes. Je suis alors animé des Incandescentes Lueurs vives, qui viennent du fond des grottes, du fond de L'Echo d'un Crépuscule..Oublié!
Et je sors encore des Litanies Amoureuses! Des Erreurs, des Choeurs Ensorcelés, encore et toujours..

"Elève toi vers la Lune"

Et je tournoie vers l'astre lunaire! Et je ne sais plus ou j'en suis. Entre la Danse Divine, la saveur d'un fruit, l'écho d'une vie. J'admire le visage maternel trônant dans le ciel. Et je me dis que..Que je devrais arrêter? Non, jamais! Tu plaisantes! J'ai trouver une chose précieuse enfin! Ma vie! Mon sens! Ma chorégraphie! Non Madame, si je n'ai pas envie de danser de la sorte, je ne le ferais pas! Je ferais mes pas, que cela vous plaise ou non! D'abord..je veux un tutu..

"Noir"

Oui! Noir! Aussi Noir que le jais, lumineux comme la nacre. Je veux des Chaussons Noirs, des bijoux Noirs, des yeux de Charbon et de Lumière..

"Le Noir vous va si bien.."

Je sais..Merci bien..
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MessageSujet: Re: Le Coffret d'Hecate [Ensemble de textes]   Ven 29 Mai - 21:52

Délire


Viens Délire, ô viens mon ingénu
Que je caresse ton existence en ma vertu
En sortant de l'emprise de tes lèvres florissantes
Je ne me reconnais plus..

Oh Délire! Ainsi venu
Je t'accueillerai à bras ouverts, attirant ta cohue
J'irai déstructurer mes vers, j'admirerai ta stature édifiante
Je savourerai ta vue.

Aller, implose ma raison
Voilà je ne fais plus d'oraison!
Juste des mots pour t'aimer
Et m'emporter en ta sève créatrice

Oh! J'ai tant rêvé!
Aux spasmes divinatoires que tu m'apportes
Avec tant de soin, sans cohorte
Tu t'insères, d'un pas félin et insidieux
Dans la sphère de ma Vie, en cet instant délicieux.

Saveurs qui trop tôt s'évaporent
Je désire vous garder en mon corps
Sans se délaisser de la foudre
Que vous insinuez en mon joug.

Viens Délire, ô viens mon ingénu
Que je te mange, que je m'endorme en ta vertu
Tu m'apportes du réconfort en ces moments de Peine et de Silence
Car J'ai trop crier ma rage et ma souffrance

Viens ne rimes plus, je t'en prie

Viens mon délire, ma frénésie, mon envie
Ma douleur en ce Monde de paille
Je l'embrase, je fous le feu, je m'enlace
A ta présence

Viens Délire, Viens Ingénu..


Dévoreuse de Sens

Chairs humaines, je n'ai pas goûté
A toutes vos saveurs
Mais j'ai aspiré toutes vos fragrances
limpides ou engluées

Je connais vos couleurs
Vos sensations dansantes
Qui parsemaient le Vent de vos terreurs
Qui jonchaient la Terre de vos aigreurs

Parfois vous fûtes rebelles
Intrépides Reines envoûtantes
Je dévorais vos candeurs
aux émois de mes fureurs

Fureurs, qui s'infiltrent en mon âme
Venin Délectable..

Chairs Humaines, je n'ai pas goûté
A toutes vos saveurs
Chairs Humaines je me suis engloutis
En vos fièvres bucoliques
Lorsque vous émanaient vos volutes chaleureuses

Je deviens Prolixe

Mais lorsque vos brûlures asphyxiaient
Mon âme fébrile
Lorsque vos colères me rendaient folle
Quand il fallait hurler pour ne plus vous entendre
Quand j'ai cru vous haïr, Chairs, Sens, Écorce Humaine
Quand j'ai cru vous maudire

Je me suis redressé vers vous
Je dévorais vos spasmes sans répits
Et je m'en délecte, à m'en damner

Dévoreuse de Sens
Je suis la bouche ouverte
A toutes vos ignominies
Et le fléau de fer, la rage vaine
La colère enfouie

Dévoreuse de Sens
Je vous ai menti
Je ne suis pas si sereine, pas si futile
Je vous observe, félonne, jamais je ne vous fuis

Sens

Dévoreuse de Sens

Jamais je ne suis tranquille
Sans être harcelé par vos furies
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MessageSujet: Re: Le Coffret d'Hecate [Ensemble de textes]   Ven 10 Juil - 22:25

Bouche Dorée (Dédicace à Bee!)

Danse, Danse Bouche Dorée,
sur le miel de ton existence

Il y avait le velours,
la rose à ton coeur écarlate

Eclos en ta rose blafarde,
Or de mes yeux d'argent.

Danse, Danse, mon orientale
Fais vibrer tes bracelets d'or
Il y avait l'Arabie en ta chair
De Grenade et de pêche Délicieuse.

Frotte ton être sur le sol inondé
D'Huile mariée à ton âme sauvage
Les Parfums s'uniront à tes joues rosées
Et tomberont dans ton corsage

Tes pieds bénis de Shiva effleuraient sans gêne
Ma pudeur assoiffée de tes veines
Fausse vilainie de ma part, car sans malaise
J'embrasserai ton front de demoiselle.

Acclame de tes veines les doucereuses Apsaras
Qu'elle te prépare à ta nuit aux étoiles volages
La sur la soie plongée dans les cascades
De ton bain de mousse, de nénuphar et d'érable

Danse, Danse Bouche Dorée,
sur le miel de ton existence

Il y avait le velours,
la rose à ton coeur écarlate

Eclos en ta rose blafarde,
Or de mes yeux d'argent

J'irais de ce pas t'aimer pour une nuit
Lié à tes chaînes jusqu'a la fin de ma vie
Oh Rage que de voir mon existence à ton joug
Moi qui te

voulais pour un instant de douceur
Me voila condamné dans l'heure

Voila c'est pas top mais bon..
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MessageSujet: Re: Le Coffret d'Hecate [Ensemble de textes]   

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Le Coffret d'Hecate [Ensemble de textes]
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