AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 L'Artsenic

Aller en bas 
AuteurMessage
Bibi
Banni(e) du forum
avatar

Masculin
Lion Chèvre
Nombre de messages : 1932
Age : 26
Localisation : Pourquoi, tu cherches un plan sexe ?
Date d'inscription : 25/06/2008

MessageSujet: L'Artsenic   Jeu 26 Juin - 4:14

Bon ben ici je posterais des textes vu que cela m'a été demandé et que je suis toujours content d'avoir des avis constructifs.

Je commence donc par un poème :


Chimère, sourde à nos appels,
Le peuple te réclame d’une seule voix.
J’aimerais te voir, on dit que tu es belle,
J’entends au loin l’écho de tes pas…

Rêve, Inaccessible et lointain,
Ceux qui t’ont cherchés sont las,
Tu nous fait défaut, et rend l’avenir incertain
J’entends au loin l’écho de tes pas…

Espoir, viendras-tu nous sauver ?
Certains ont déjà annoncé ton trépas,
D’autres pensent t’avoir apprivoisée.
Moi, J’entends au loin l’écho de tes pas…

Justice, sentence dénuée de compassion
Vois ce qu’est notre monde sans toi,
Haine, mensonges et trahisons
J’espère entendre au loin l’écho de tes pas…

Et j'enchaîne avec un extrait d'une nouvelle que je suis acatuellement en train d'écrire. C'est le début ^^ :


I. Nicolas

Un cri strident, perçant et continu. Une plainte numérique et sans vie qui pourtant semblait vouloir exprimer toute la misère du monde avec les cordes vocales d’une fillette de six ans.
C’était le réveil qui sonnait.
Nicolas se leva tant bien que mal, l’esprit toujours bercé par Morphée. Il se prépara selon un rituel routinier qui nécessitait de sa part autant de réflexion qu’une marionnette. Hélas, c’était une marionnette sans personne pour la guider qui effectuait inlassablement son numéro, les parents du jeune homme étant en Afrique depuis trois semaines pour une mission humanitaire. Délaisser la chair de sa chair pour aller sauver une horde d’inconnus, c’est beau non ? Toujours est il qu’à cause des bons sentiments de ses géniteurs, l’adolescent vivait en autonomie complète, ce qui lorsqu’on a seize ans relève de l’exploit. Il vérifia son paquetage avant de quitter son quartier général, prêt à affronter le monde et l’un des lieux les plus dangereux qu’il lui avait été donné de fréquenter : la rue.
Il s’élança, haletant, se frayant difficilement un chemin entre les sbires sans vie qui erraient sur les trottoirs en grognant. Ils guettaient, d’un regard plus morne que leurs costumes, l’occasion de cracher leur venin mondain au visage de l’effronté qui oserait déranger leur auguste apathie matinale. Nicolas transperçait la foule, se déplaçant aussi rapidement qu’un courant d’air pour éviter les invectives des assujettis sociaux qu’il bousculait sur son passage.
Le jeune homme finit par émerger de la marée humaine dans laquelle il avait dû voguer en apnée durant d’éternelles minutes pour arriver devant ce bâtiment qu’il abhorrait tant mais auquel il devient bien reconnaître une certaine utilité : le lycée. La vieille bâtisse n’avait plus rien de sa blancheur éthérée des premiers jours. La pollution et les années l’avaient noircie et rendu aussi sèche et inhospitalière que le sourire des professeurs.
L’adolescent soupira et avança, la mort dans l’âme et l’esprit encore embué par les brumes réconfortantes du sommeil.


Vala, Enjoy Reading !
Revenir en haut Aller en bas
http://and-justice-for-all.cowblog.fr
Heybryan
Aspirant dieu du nouveau monde
avatar

Masculin
Nombre de messages : 579
Localisation : Derrière toi !!!
Date d'inscription : 04/03/2008

MessageSujet: Re: L'Artsenic   Jeu 26 Juin - 10:16

Alors je donnerais mon avis que sur la nouvelle xD parce que les poèmes j'y connais pas grand chose donc je peut pas vraiment juger…enfin si j'en connais mais roh Zutte ! j'me comprend !
Bref, la nouvelle le début j'aime bien ! Tu présente la population et les gens comme des monstres xD
Tu décris les pensées d'un asocial :p
je demande la suite ! je veux savoir ce qu'il va arriver a ce galopin xD !
Revenir en haut Aller en bas
Bibi
Banni(e) du forum
avatar

Masculin
Lion Chèvre
Nombre de messages : 1932
Age : 26
Localisation : Pourquoi, tu cherches un plan sexe ?
Date d'inscription : 25/06/2008

MessageSujet: Re: L'Artsenic   Jeu 26 Juin - 14:04

Content que ça te plaise. Mes personnages sont souvent, voire systématiquement, des asociaux. Ca risque d'ailleurs d'être pénalisant à la longue de ne pouvoir écrire quelque chose de gai.
Pour ce qui est de la suite, elle ne concerne pas Nicolas. Je change de point de vue et donc de personnage à chaque page. Je raconte une histoire en passant à travers tous les élèves d'une classe ^^
Revenir en haut Aller en bas
http://and-justice-for-all.cowblog.fr
Bibi
Banni(e) du forum
avatar

Masculin
Lion Chèvre
Nombre de messages : 1932
Age : 26
Localisation : Pourquoi, tu cherches un plan sexe ?
Date d'inscription : 25/06/2008

MessageSujet: Re: L'Artsenic   Dim 13 Juil - 18:00

Je viens de le terminer ^____^
Des avis ?

Plèbe, je te hais.
Tu sembles être heureuse d’exister,
Tu as l’air ravie d’être exploitée,
Tu as depuis trop longtemps cessé
De rêver. Ambitions oubliées
pour s’intégrer ou par amour des objets.

Peuple, je t’abhorre
Toi qui, frivole et béat, t’endort
dans un lit chaud, alors que dehors
on se couche en espérant la mort.
Abruti, ton nombre seul te rend fort
On te trompe et tu cries : « encore, encore ! »

Populace honnie,
Lève toi, sors de ton apathie
Vois ce qu’ils ont fait de toi ; Réagis !
Parmi tes rangs, sont des érudits
Qui jamais ne seront convertis
Mais qui restent coi devant tant d’inepties.
Revenir en haut Aller en bas
http://and-justice-for-all.cowblog.fr
Tomonari
Boucher
avatar

Féminin
Bélier Chien
Nombre de messages : 895
Age : 24
Localisation : Au pays des vaches et du fromage puant.
Date d'inscription : 17/06/2008

MessageSujet: Re: L'Artsenic   Dim 13 Juil - 18:11

J'ai bien aimé tes deux poèmes : les thèmes abordés et le rejet dans le second ^^ (passke je trouve ça assez difficile à bien placer un rejet .. !). Je ne peux pas trop approfondir, car je ne m'y connait pas trop en poésie ..


J'ai également bien aimé la nouvelle, pour les mêmes raisons que Heybryan ..

.. Et je réclame aussi la suite !! ^^
Revenir en haut Aller en bas
Chidori
Serial Killer
avatar

Féminin
Balance Chien
Nombre de messages : 2333
Age : 23
Localisation : Entre la balançoire et le bac à sable, si vous voyez c'que je veux dire :D
Date d'inscription : 27/10/2007

MessageSujet: Re: L'Artsenic   Lun 14 Juil - 2:32

Pour le premier, j'aime pas. Je trouve que c'est trop léger, vide... enfin, je suis habituée à un style plus sophistiqué.

Pour la nouvelle, tu sais ce qu'on j'en pense, je ne veux pas me répéter.

Pour le p'tit dernier...
J'aime plus que l'autre *_*
J'ai l'impression de réécouter la Marseillaise ou un chant poétique plébéien xD

Bon stop avec les insultes indirectes :p

J'aime bien le sujet abordé, bien qu'il soit banal et assez utilisé mais, vu que c'est BIEN utilisé, je ne déteste pas (marre de dire j'aime xD)
Et puis, je ne connais pas assez de poétes pour pouvoir comparer et bien analyser mais j'apprécie le style.
Revenir en haut Aller en bas
Nana
King of the Demon
avatar

Féminin
Vierge Tigre
Nombre de messages : 2985
Age : 91
Localisation : Se balance avec le pied gauche, confortablement installée dans un vieux rocking-chair qui grince avec un chat endormi sur les genoux.
Date d'inscription : 27/03/2008

MessageSujet: Re: L'Artsenic   Jeu 17 Juil - 14:28

Pour les poèmes, je suis assez séduite
Bien que, personellement, je trouve que les émotions que tu exprimes, sont un peu fades, je pense qu'il manque une petite chose pour rendre la chose sublimme ^^

C'est bien écrit, bien présenté mais une chose me chiffone, je ne saurais dire quoi.

Mais sinon continue, la nouvelle est également séduisante, je t'encourage !
Revenir en haut Aller en bas
Bibi
Banni(e) du forum
avatar

Masculin
Lion Chèvre
Nombre de messages : 1932
Age : 26
Localisation : Pourquoi, tu cherches un plan sexe ?
Date d'inscription : 25/06/2008

MessageSujet: Re: L'Artsenic   Mar 5 Aoû - 13:30

Vous avez été des millions à la réclamer, voici donc en exclusivité : la suite de ma nouvelle =p


II. Catherine

Un son semblable au tocsin annonçant l’arrivée des envahisseurs se fit entendre. De là, la peur naquit et se propagea dans les rangs de futures victimes, fauchant leur courage comme on fauche des épis de blé. Le son finit par changer pour devenir le glas sonnant leur mort imminente.
C’était la cloche du lycée qui retentissait.
La horde d’élèves déferla alors vers les salles de classe telle une armée d’assaillants qui s’élancent vers la forteresse ennemie. Ils n’étaient armés que de crayons aux mines aiguisées et de leur soif d’apprendre, mais semblaient prêts à forcer l’entrée du temple de l’instruction si on la leur refusait. Comment ? Ce n’est pas crédible ? Soit. Je confesse que j’ai quelque peu exagéré la chose mais ce n’était que pour rendre le tout plus épique, plus intéressant. Je voulais qu’au moins une fois dans cette nouvelle l’apathie ne soit pas la seule chose que dégagent ces adolescents contraints pour la plupart de venir s’instruire. Mais je vais rendre le tout plus fidèle à la réalité, cher lecteur, puisqu’il le faut.
Le troupeau de lycéens au regard bovin se dirigea avec la lenteur d’un octogénaire en déambulateur vers les salles de torture où ils allaient devoir subir les infâmes supplices de la réflexion, chose à laquelle ils n’étaient pas très habitués.
Ils entrèrent la mort dans l’âme et le sac à dos sur les épaules pour assister au cours de mathématiques. Ah les équations, rien de tel pour commencer une journée, n’est-ce pas ?
Catherine, et beaucoup d’autres à vrai dire, ne partageaient pas cet avis et préféraient s’informer des derniers ragots plutôt que de nombres complexes et autres théorèmes inutiles.
Alors que les deux jeunes filles étalaient leurs niaiseries en retenant des gloussements qui leur aurait attiré le courroux du professeur, qui faisait son cours sans déranger personne, quelque chose d’inattendu se produisit. Une chose si surprenante, si extraordinaire, qu’elle mit fin aux chuchotements incessants des élèves…
Le fonctionnaire venait de désigner quelqu’un pour aller au tableau.
Il se tenait là, face aux élèves, tel l’officier SS qui cueillait parmi la foule de déportés ceux qui succomberaient en premier, le visage fermé et le doigt tendu vers sa victime. C’était la voisine de Catherine, qui se mordit les lèvres en baissant la tête, affectant la compassion pour masquer sa joie d’avoir été épargnée. C’était sûrement ça, la camaraderie. L’heureuse élue se leva et avança lentement vers ce trou noir qui avait dévoré une partie du mur et le cerbère qui le gardait. Que ses jambes lui paraissaient lourdes et que le chemin lui paraissait long. Elle était tel le forçat allant à l’échafaud sous les regards avides de la foule. La craie entre ses doigts, la condamnée, Samantha de son prénom, s’apprêtait à exposer blanc sur noir toute l’étendue de son ignorance lorsque soudain, quelque chose d’encore plus spectaculaire que l’arbitraire choix d’une victime par le bourreau se produisit, forçant même les plus acharnés à stopper leurs désespérantes jacasseries.
Revenir en haut Aller en bas
http://and-justice-for-all.cowblog.fr
Fant0matique
Sanguinaire
avatar

Féminin
Taureau Coq
Nombre de messages : 1720
Age : 25
Localisation : Là où tu n'es pas, mon amour.
Date d'inscription : 06/07/2008

MessageSujet: Re: L'Artsenic   Lun 11 Aoû - 16:48

Aloors... Tes poèmes sont bien écrits, mais j'avoue que je partage l'avis de Nana, peut-être un peu fades, en effet.

Par contre, j'aime beaucoup ta nouvelle ! J'aime les asociaux haha. Le changement de point de vue à chaque chapitre me plaît beaucoup, et ta façon d'écrire aussi :D.
Revenir en haut Aller en bas
http://fant0matique-two.skyrock.com
Ghost
True Criminal
avatar

Masculin
Lion Rat
Nombre de messages : 1456
Age : 33
Localisation : Votre correspondant n'est plus joignable, merci de contacter les renseignements
Date d'inscription : 30/06/2008

MessageSujet: Re: L'Artsenic   Ven 15 Aoû - 2:46

Bibi a écrit:
Le troupeau de lycéens au regard bovin se dirigea avec la lenteur d’un octogénaire en déambulateur vers les salles de torture où ils allaient devoir subir les infâmes supplices de la réflexion, chose à laquelle ils n’étaient pas très habitués.

Culte ! XD

Ta nouvelle est vraiment bien fichue, pas pêchue et bien écrite.

Les poèmes sont tout aussi intéressant mais je n'ai pas grande expérience en la matière donc pas de jugement hâtif, juste un "j'aime bien ^^".
Revenir en haut Aller en bas
http://megaman-planet.forumactif.com/index.htm
Nana
King of the Demon
avatar

Féminin
Vierge Tigre
Nombre de messages : 2985
Age : 91
Localisation : Se balance avec le pied gauche, confortablement installée dans un vieux rocking-chair qui grince avec un chat endormi sur les genoux.
Date d'inscription : 27/03/2008

MessageSujet: Re: L'Artsenic   Sam 16 Aoû - 10:01

J'aime beaucoup ta nouvelle mon cher BB !
Vraiment xD

Tu formes des phrases vraiment hilarantes et drôlement bien pensées =D
Je t'encourage à continuer !
Revenir en haut Aller en bas
Bibi
Banni(e) du forum
avatar

Masculin
Lion Chèvre
Nombre de messages : 1932
Age : 26
Localisation : Pourquoi, tu cherches un plan sexe ?
Date d'inscription : 25/06/2008

MessageSujet: Re: L'Artsenic   Sam 4 Oct - 20:00

J'ai un peu changé la partie "II. Chaterine", mais bon, de toute manière à chaque fois que je me relis j'apporte des corrections à mon travail '^^
Voici la suite, enfin :

III Jean

Un bruit mât, sourd et faible mais qui, entouré du silence pesant qui régnait dans la salle de classe, prit des proportions romanesques, enfla et devint à la fois le coup de pistolet salvateur qui délivre un cancéreux en phase terminale et le son que fait le marteau du juge qui condamne un innocent à mort.
Samantha venait de faire tomber sa craie.

On ne pouvait pas attribuer cette maladresse à un manque de dextérité étant donné que la jeune fille maniait son tube de rouge à lèvre avec l’adresse d’un chirurgien. Cela devait certainement être du à la soudaine irruption de quatre individus dans la salle de classe. Individus qui étaient rentrés en faisant fi des règles les plus élémentaires de politesse qui consistent à frapper et à attendre qu’on vous laisse entrer. Jean, professeur de mathématique, était révolté, mais la vue des armes qu’ils brandissaient et le petit côté « terroriste » que leur donnaient leurs cagoules et leurs vêtements noirs semblaient le tenir en respect. Cet enseignant qui avait pourtant perdu toutes ses illusions au contact des mauvaises graines qui végétaient dans ses salles de classe et qui depuis quelques années ne ressentaient plus que de l’agacement, était fort surpris. Il se tenait là, bouche bée, avec une expression encore plus ridicule qu’à l’ordinaire sur le visage, des yeux plus ronds que sa bedaine remplie de bière (ce qui était en soi un exploit) et des bras qui pendaient lamentablement, boursouflés et mous, qui étaient comme deux frites trop grasses que la graisse aurait collé à une autre pomme de terre, plus énorme et grasse encore. Il ne savait plus quoi faire maintenant que son numéro de tyran, qu’il connaissait sur le bout de ses doigts boudinés, avait été interrompu par l’arrivée impromptue de ces mystérieux personnages. Heureusement pour lui, tout fut pris en charge. Il n’avait qu’à se laisser guider, comme dans une croisière vers la mort en pension complète.
-« Bonjour aux esclaves ! » lança à la cantonade le premier homme en désignant le tas d’élèves du bout de son fusil d’assaut tandis qu’un de ses comparses, armé lui aussi, se dirigeait vers le professeur.
« Et bonjour à l’esclavagiste ! » ajouta ce dernier.
L’interpellé ne sembla pas apprécier le ton sur lequel on lui parlait mais la froide morsure de l’arme qui mangeait sa tempe était assez dissuasive pour qu’il ravale ses paroles. Tandis que les élèves restaient là, encore plus niais que d’habitude, à regarder un des hommes emmitouflé dans son manteau d’ombre se poster au fond de la salle, un autre preneur d’otage restait près de la porte, les yeux rivés vers le couloir et les mains fermement crispées autour de son engin de mort.
Celui qui tenait les élèves en joue retira sa cagoule, permettant ainsi aux personnes présentes d’admirer un visage épargné par les affres du temps qu’il n’hésitait pas à garnir d’un sourire franc et sincère que l’on ne s’attendait pas à trouver chez une telle personne. Enfin quoi ! C’était un terroriste ! Ces gens là ne sont pas comme nous ! Ils sont maléfiques, presque inhumains, et cet air juvénile, presque jovial, était un blasphème envers « les gens respectables » que notre bien aimé professeur de mathématiques avait du mal à supporter.
-« Bon, je me présente : Thomas, preneur d’otage à mi-temps. J’aime bien la cuisine japonaise et les chants traditionnels finlandais. Voilà voilà, des questions ? »
C’est assez surprenant comme introduction, vous ne trouvez pas ? Si même vous, qui lisez ceci bien à l’abri derrière votre livre, êtes décontenancé, imaginez ce qu’a ressentit l’auditoire de Thomas, preneur d’otages à mi-temps et amateur de cuisine japonaise et de chants traditionnels finlandais.
Ils étaient pour ainsi dire ébahis, surpris, bouche bée, et bien d’autres adjectifs encore, ce qui n’empêcha pas l’un d’eux d’oser demander :
« -Vous…vous allez nous tuer ? »
Cette question tourmentait sûrement tous ces petits lycéens mais un seul avait eu le courage de la poser. Elle n’était pas spécialement amusante, elle était plutôt effrayante et si l’on y réfléchissait, logique. Pourtant, l’amateur de sushi éclata d’un rire cristallin, presque enfantin, semblable à ceux que l’on entendait à l’époque où les billes nous intéressaient plus que les billets.
« -Pourquoi est-ce que je ferais ça ? s’exclama-t-il d’un ton guilleret, l’intérêt des otages, c’est d’être vivant non ? » Il leur sourit mais finit par se renfrogner, refroidi par leurs mines apeurées et leur manque flagrant de confiance en ce qu’il disait.
« -Je suis contre la violence, voilà pourquoi je ne vous tuerai pas, finit-il par ajouter, la main toujours nonchalamment posée sur son arme. »
Ce paradoxe fut remarqué par Jean qui écarquilla les yeux, abasourdi par le culot de ce jeune homme qui se prétendait pacifiste alors qu’il brandissait un engin de mort vers eux, alors qu’il menaçait de tuer toute une classe et plus particulièrement son humble personne. Car malgré les dires de ce jeune insolent le professeur s’imaginait déjà orné d’une balle entre les deux yeux, aussi saignant et gras que les steaks qu’il mangeait, aussi mort que son esprit critique, aussi pitoyable que sa vie.
C’est sûrement à cause de la peur que lui inspirait cette terrifiante perspective que l’on pu entendre sa voix résonner haut et fort dans la salle de classe :
« -Vous mentez ! Vous êtes des terroristes ! Vous nous tuerez dès que vous aurez ce que vous voulez ! Assassins ! s’époumona le fonctionnaire en devenant de plus en plus rouge au fur et à mesure que son ton montait. »
Thomas s’avança vers lui, abandonnant les élèves à la surveillance de ses collègues.
-« Content de voir que tu as autre chose qu’une paire de clefs dans ton pantalon, monsieur, mais je te préviens tout de suite : les cris me rendent nerveux, et quand je suis nerveux, je craque. Alors, s’il te plaît, ne crie plus, d’accord ? »
Le preneur d’otages s’était rapproché de son interlocuteur tandis qu’il parlait, jusqu’à n’être plus qu’à quelques centimètres à peine de son visage. La proximité du potentiel tueur d’enfants et son timbre de voix traduisant d’une fureur contenue avaient eu raison du courage de notre professeur, qui se laissa tomber par terre en pleurant.
Revenir en haut Aller en bas
http://and-justice-for-all.cowblog.fr
Fant0matique
Sanguinaire
avatar

Féminin
Taureau Coq
Nombre de messages : 1720
Age : 25
Localisation : Là où tu n'es pas, mon amour.
Date d'inscription : 06/07/2008

MessageSujet: Re: L'Artsenic   Dim 5 Oct - 12:09

Haha, j'aime beaucoup^^ ! Vivement la suite *--* !
Revenir en haut Aller en bas
http://fant0matique-two.skyrock.com
Killy
délivre.
avatar

Masculin
Lion Rat
Nombre de messages : 14770
Age : 33
Localisation : Vaes Essenya.
Date d'inscription : 02/12/2007

MessageSujet: Re: L'Artsenic   Mer 14 Jan - 1:30

Tiens, je n'avais pas encore livré mon avis, honte sur moi !

1er poème : j'aime assez, je le classerai dans la rubrique 'simple mais efficace' , celui ci.

L'extrait de la 1ère nouvelle : intéressant mais...Y'a t'il une suite ? Dommage que tu ne l'ai pas 'coupé', cet extrait, à un moment de rebondissement...

2è poème : pas de doute c'est du made in Bibi XD. Même remarque que le 1er poème.

2nde partie de la nouvelle : Ah bah oui elle existe cette fameuse suite XD. Les métaphores me plaisent et rendent un effet comique rafraichissant à la lecture. Voyons la suite...

3ème partie de la nouvelle : Du tout bon, j'espère que depuis le temps tu nous a concocté la suite et que tu n'attendais que mon avis pour la poster :D

_________________

Revenir en haut Aller en bas
https://twitter.com/Killly
Bibi
Banni(e) du forum
avatar

Masculin
Lion Chèvre
Nombre de messages : 1932
Age : 26
Localisation : Pourquoi, tu cherches un plan sexe ?
Date d'inscription : 25/06/2008

MessageSujet: Re: L'Artsenic   Mer 21 Jan - 23:43

Bon, voilà la nouvelle que j'ai écrite ce soir, totalement original et inédite ! Envoyez vous critiques ;) (constructives)

Bonjour, comment vous appelez vous ?




Un océan de nuances, une étendue incertaine et mouvante où les couleurs se menaient une bataille sans merci. Un chaos esthétique, un patchwork aberrant qui, à force de se mélanger, atteignait une effroyable unité, un tout indicible mais changeant, une série de peintures abstraites cousues les unes contre les autres.
C’était la foule des élèves qui se pressaient devant les portes du lycée.
Parmi eux était Samuel, autre visage sans nom, autre paire d’épaules anonyme, autre assemblage de chair sous son manteau Quicksilver, son jean Levis, ses Converses et son Eastpack. La foule se dissipa. Le jeune homme assistait, impuissant, à la dispersion de ses semblables, essayant tant bien que mal de récupérer les miettes de lui qui s’étaient collées aux autres lorsqu’ils l’entouraient. C’était à chaque fois la même chose ; lorsqu’il sortait d’un de ces bains de foule inopiné, l’adolescent avait l’impression qu’un fragment d’être de plus lui avait été dérobé ; c’était comme si chaque matin, cette monstrueuse entité le mastiquait un peu plus longtemps, le goûtait et, ne le jugeant jamais à son goût, le recrachait, augmentant un peu plus ses meurtrissures à chacune de ses dégustations. C’était peut-être parce qu’il existait de moins en moins que personne ne le remarquait, c’était la seule explication. Comment les autres auraient-ils pu le frôler sans même le regarder, le bousculer sans même s’excuser, lui parler sans savoir qui il était ? Etait-ce possible ? Allons bon, Samuel savait bien que les gens n’étaient pas comme ça, il en était persuadé. Alors il continuait à vivre, seul, ignoré, persuadé de l’existence de tous sauf de la sienne, heureux malgré tout car convaincu qu’un jour les gens le reconnaitraient et l’accepteraient enfin parmi eux. Bien sûr, ses parents lui parlaient, parfois, mais ce n’était que pour l’abreuver de futilités qu’ils auraient pu dire à n’importe quel autre adolescent. Rien n’était personnel, rien ne lui était véritablement destiné. Encore une fois, son existence même était remis en doute. Si personne n’était capable de lui adresser la parole, une vraie parole, en employant des mots qu’on aurait triés sur le volet, et ce dans le seul but de pouvoir être en contact direct avec son âme, qu’est-ce qui prouvait qu’il existait ? Il aurait pu être n’importe qui d’autre, cela n’aurait en rien altéré les discours que ses parents tenaient, et ça, c’était ce qui le persuadait de sa non-existence.
Il ne savait comment faire pour exister, alors il observait les autres et prenait des notes dans un petit calepin qui ne le quittait jamais.

CHOSES A FAIRE POUR EXISTER AU SEIN DE LA SOCIETE :
-Plaire à tout prix.
-Ne jamais exprimer d’avis trop catégorique ou trop étrange.
-Faire rire.
-Être au courant des dernières modes.
-Ne critiquer que les absents.
-Faire semblant d’écouter
-Etre aimable quoi qu’il arrive, avec n’importe qui.
-Sourire

Il les avait observés, ses « semblables », il le faisait depuis si longtemps qu’il les connaissait par cœur, presque mieux qu’il ne se connaissait lui-même. Il était prêt à les imiter, prêt à se jeter dans la gueule du monstre. Il suffisait qu’il décide de l’endroit et du moment, et il s’élancerait, sans peurs, ni regrets.

Deux mois s’étaient écoulés. Le premier mois n’avait été fait que de jours gris et creux. Le second, avait apporté son lot de photocopies de jours gris et creux. Mais ces jours futiles étaient loin désormais, si loin qu’ils ne penseraient jamais à revenir, Samuel en était certain. Le jeune homme était à l’orée d’une nouvelle vie, une vie où il vivrait au lieu de subsister, une vie où il se constituerait au lieu de se briser, une vraie vie, avec de vrais amis et de vrais mots. Telles étaient les pensées qui assaillaient l’esprit embrumé de l’adolescent alors qu’il se tenait devant le portail électrique blanc d’une imposante maison. Tout était éclairé, de la musique et des éclats de voix étouffés se faisaient entendre. Il était au bon endroit. Il sonna.
-« Allô ? Qui c’est ?
-C’est moi.
-Ah c’est toi Marc ! On t’attendait fichtre, entre ! »
Samuel poussa l’un des deux battants de sa main et entra, foulant pour la première fois une terre où il avait été accepté. Comme pour alimenter la lueur d’espoir qui dansait en lui, la porte s’ouvrit et un jeune homme, probablement celui qui lui avait ouvert, l’attendait, un sourire aux lèvres.
On lui tapa dans le dos, on lui fit la bise, on lui proposa de la bière, on l’invita même à danser. Lui, trop heureux de mettre en pratique ce qu’on lui avait enseigné, s’intégra à merveille dans ce groupe homogène d’adolescents saouls, qui quant à eux considéraient déjà Marc comme l’un des leur.
Les heures passèrent et, l’alcool aidant, finirent par se mélanger pour ne devenir qu’une infinie succession de rires et de mouvements, de lentes oscillations rythmées par celles de la musique.
A quatre heures du matin, alors que Samuel cuvait gaiement sur le canapé, deux filles, aussi ivres que lui, vinrent le trouver, bien résolues à l’emmener avec elles dans une des chambres pour terminer la soirée. A ce moment précis, ce jeune homme intelligent, timide et effacé se comporta comme n’importe quel adolescent avec de l’alcool dans le sang : il sourit et se laissa guider, comblé. Ils arrivèrent dans une chambre qu’ils ne regardèrent même pas, se jetant derechef sur le lit comme si leur survie en dépendait. Là, sans qu’un seul mot fut échangé, ils commencèrent à s’embrasser et à se caresser. Leurs corps dansaient, leurs peaux luisaient. Ils planaient, les sens exacerbés, l’âme close mais les yeux bien ouverts. A chaque fois que leurs yeux se croisaient, que leurs mains se touchaient ou que leurs lèvres s’effleuraient, le plaisir augmentait. Très vite, ce qui autrefois avaient été trois êtres bien distincts se mélangèrent jusqu’à n’être plus qu’un chaos d’angles abrupts et chatoyants : un Picasso dégoulinant taillé au couteau.
C’est là, alors qu’il était le plus vulnérable, que la réalité vint frapper Samuel en pleine face. une des deux filles, de plus en plus excitée par les vas et viens du jeune homme, se mit à crier ce qu’elle croyait être son nom.
-« Marc ! Marc ! Marc ! »
Ces quelques syllabes, hurlées et répétées, furent comme trois coups de couteau en plein cœur pour le jeune homme. En voulant imiter les autres, en voulant exister, il avait perdu son identité. Pire, il l’avait vendu. Contre quoi ? Contre quelques heures de feinte amitié et de froides étreintes impersonnelles. Ce n’était même pas à lui que ces gens offraient ces cadeaux empoisonnés, c’était à Marc. Lui n’existait pas, ou tout du moins il n’existait plus, il était devenu Marc, l’ami de tout le monde, celui qui couche avec les premières venues une fois saoul. Il n’était plus lui-même. En voulant récupérer ses fragments d’être qu’il avait l’impression d’avoir perdu, il avait abandonné ceux qui lui restaient. Il était nu, entièrement nu, et vide, totalement vide. Un pantin, une vulgaire poupée de chiffon que deux petites filles venaient de déchirer, voilà ce qu’il était, ni plus, ni moins. Allait-il se laisser faire ? Allait-il laisser ces deux inconnues prendre tout ce qui lui restait ? Sûrement pas. Il se dégagea d’entre les deux Héléades à l’aide de quelques coups de coudes bien placés et se redressa, sans même prendre le temps de savourer sa liberté retrouvée. Enragé, désespéré, terrorisé, il agrippa les cheveux de la jeune fille la plus proche et s’en servit pour la jeter au sol. Une fois que ce fut fait, il s’assit à califourchon sur elle. Durant quelques secondes, il se figea et remarqua que les traits de son amante étaient déformés par la terreur. Sa peur était pure et elle déformait son visage d’une façon si singulière que l’on aurait reconnu sa terreur entre mille. Il toucha son visage du bout des doigts ; sa peau était lisse et vierge de toutes émotions. C’en était trop. Marc (ou bien était-ce Samuel ?) se saisit de la lame de chevet qui trônait sur la table de nuit et l’abattit sur le visage de sa victime, encore et encore, jusqu’à ce qu’elle cesse de le regarder, jusqu’à ce que son rictus s’efface, jusqu’à ce qu’elle cesse enfin d’exister.

Au bout d’un moment, il s’arrêta, épuisé. Il reprit son souffle et déposa la lampe sur le sol. Il leva les yeux et embrassa la chambre du regard ; partout où il posait les yeux, il voyait des gouttes du sang de l’anonyme qu’il venait d’achever, y compris sur le visage de son amie assise sur le lit. Les larmes avaient creusé des sillons sur ses joues et sa bouche semblait refuser de se fermer. Elle devait sûrement être en train de crier, mais le jeune homme n’entendait rien sinon les battements effrénés de son cœur. Il crut néanmoins entendre le prénom « Ashley » répété à plusieurs reprises. Il leva ses mains devant lui, comme pour se soustraire à la vision de la jeune fille qui vivait encore, et les scruta. Elles étaient, tout comme son corps et son visage, couvertes de sang. C’était le sang d’Ashley, il était partout, partout ! Elle s’étai répandue sur lui une fois de plus ! Même dans la mort, elle existait à travers lui ! Même dans la mort, elle effaçait son existence au profit de la sienne ! Pourquoi n’avait-il pas le droit d’exister ? Pourquoi ?! Les cris d’Ashley (ou bien était-ce Marc ?) vinrent se joindre à ceux de la survivante, elle était anéantie. Elle se leva, se dirigea vers la porte et, après l’avoir ouverte, sortit en courant. Elle, ou il, peu importe, traversa les vestiges du champ de bataille qu’était devenue la maison sous les yeux ébahis des jeunes gens encore debout qui, stupéfaits devant la vision évanescente d’un jeune homme couvert de sang et hurlant à la mort, n’osèrent bouger. Il était enfin dehors, libre certes, mais à quelle fin ? Comment pouvait-il être libre alors qu’il n’était plus qu’une vague silhouette, qu’une simple coquille vide sans identité propre ?
Absurde, c’était absurde, et ça n’avait que trop duré. Comme pour répondre à sa prière tacite, l’éclat blafard d’une paire de phares vint le frapper en plein visage.

*****

Vers huit heures du matin, les policiers arrivèrent et la rue fut bouclée. Un homicide et un suicide. Pas mal de sang, des jeunes hagards et encore saouls, tout cela s’annonçait jubilatoire, mais le lieutenant Melkrome ne s’en inquiétait pas. A en croire les premiers témoignages récoltés, il ne s’agissait que d’un gamin paumé qui avait pété un plomb. Il allait finir d’interroger son troisième témoin lorsqu’une question évidente, et qu’il avait pourtant omis de poser jusqu’à maintenant, s’imposa à lui :

-« Dîtes moi, comment s’appelait le garçon avec qui vous avez eu des rapports ? demanda-t-il d’un ton calme, tentant de ne pas trop brusquer la jeune fille encore en état de choc.
-Heu, je…je crois qu’il s’appelait Marc répondit-elle timidement tout en fixant le policier d’un regard vide. »
Revenir en haut Aller en bas
http://and-justice-for-all.cowblog.fr
Anubis
Chibi Note
avatar

Masculin
Vierge Serpent
Nombre de messages : 35
Age : 28
Localisation : Bordeaux dans un apartement glauque et miteux d'étudiant
Date d'inscription : 16/01/2009

MessageSujet: Re: L'Artsenic   Jeu 22 Jan - 18:45

ton texte sur l'identité est très intéressant, c'est une thématique que j'ais à coeur et il est vrai que l'adolescence à cet égard est une période assez...atroce je dirais. Personnellement j'avoue ne pas savoir vrément très bien qui je suis, comme la pluspart des gens surement, c'est pour ça que se genre d'histoire à autant d'impacte. Quant à tes conseils pour exister en société, je suis totalement daccord avec eux XD. Surtout, plus que tout, ne jamais avoir d'avis trop tranché, ou sinon ne jamais les défendres en publique sauf si on est sur que la majorité des gens présent sont de notre avis (ce qui pour moi est assez rare). L'adolescent par définition n'est pas un "passionné", allez dire que vous êtes impatient de l'issue des élections! ou que vous vous éclatez à étudier les interrelations culturelles entre occident et orient illustrées dans l'oeuvre de Zao Wou-ki!!! (bon ok c'est du vécu). Non! l'adolescent reste neutre quoi qu'il arrive et doit surtout avoir l'air blazé et d'avoir tout vue...
"Regarde ce magnifique levé de soleil!"
"et alors? T'es PD?"
enfin bref tout ça pour dire que c'était assez bien vu, (biensur je ne généralise pas, j'ais rencontré deux trois personnes vraiment intéréssantes....).
Et sinon une "lame de chevet" ça n'existe pas xd. J'dis ça c'est juste pour avoir le plaisir de critiquer l'écriture de quelqun pour une fois que c'est pas moi la victime..
Revenir en haut Aller en bas
Bibi
Banni(e) du forum
avatar

Masculin
Lion Chèvre
Nombre de messages : 1932
Age : 26
Localisation : Pourquoi, tu cherches un plan sexe ?
Date d'inscription : 25/06/2008

MessageSujet: Re: L'Artsenic   Jeu 22 Jan - 20:19

Haha, c'est uen faute de frappe ;)

Merci de ton avis ^^
Revenir en haut Aller en bas
http://and-justice-for-all.cowblog.fr
Kâlî
True Criminal
avatar

Féminin
Balance Cheval
Nombre de messages : 1370
Age : 27
Localisation : en astral
Date d'inscription : 20/01/2009

MessageSujet: Re: L'Artsenic   Jeu 22 Jan - 22:59

Bon passage en coup de vent : j'ai lu les deux poèmes. Verdict : j'aime bien ton style, vraiment! Les mots que tu emploies ressemblent à ceux que j'utilise dans mes textes et donc forcément me plaisent!!

Mais j'ai préféré le second! Disons que le premier n'a pas su autant me "toucher" enfin c'est pas le terme... mhh m'impliquer? Arf bref, l'émotion n'était pas la même que dans le second. Mais ceci n'enlève à rien ton talent (si, si c'est un don que de savoir bien écrire) et donc je t'encourage à continuer, pour que l'on puisse se régaler encore!


Quant à la nouvelle, j'ai pas eu le temps de la lire... mais je compte bien le prendre!! :D
Revenir en haut Aller en bas
Fant0matique
Sanguinaire
avatar

Féminin
Taureau Coq
Nombre de messages : 1720
Age : 25
Localisation : Là où tu n'es pas, mon amour.
Date d'inscription : 06/07/2008

MessageSujet: Re: L'Artsenic   Ven 23 Jan - 21:41

Anubis --> Simple parenthèse idiote pour dire que j'aime bien Zao Wou-Ki, moi qui ne suis pas une fan de la peinture :).

Bref. J'aime beaucoup, comme j'aime beaucoup ce que tu écris en général... Un avis constructif, bon. Et bien, j'aime le calepin de Samuel, les conseils y sont tout à fait véridiques, on les adopte tous plus ou moins, ce qui est assez regrettable... Ce personnage est une jolie peinture de l'adolescent un peu moins c*n que les autres, du type qui passe inaperçu parce qu'on n'aborde pas un type fade, qui n'agit pas comme la masse. Je reconnais bien là ton oeuvre, et j'aime beaucoup aussi ta manière d'écrire, ce qui n'est pas une nouveauté. Le dénouement pathétique, j'aime aussi. La quête de l'identité, comme disait Anubis, est un sujet universel chez l'adolescent, qui ne s'use pas.
M'enfin, je vois pas ce que je pourrais critiquer, zut alors. J'aime, voilà quoi.
Revenir en haut Aller en bas
http://fant0matique-two.skyrock.com
Bibi
Banni(e) du forum
avatar

Masculin
Lion Chèvre
Nombre de messages : 1932
Age : 26
Localisation : Pourquoi, tu cherches un plan sexe ?
Date d'inscription : 25/06/2008

MessageSujet: Re: L'Artsenic   Mer 11 Sep - 5:12

J'aimerais jeter l'ancre à chaque vague beauté qui s'écrase contre moi au cœur des tsunamis d'écume salée, sous les néons sémaphores des clubs phares.
Mais il est depuis longtemps brisé, l'unique cordeau des trompettes marines, depuis longtemps usé, et je ne vois échouées qu'épaves éparses - peroxydées.
Qu'on y sombre, dans la houle en délire et en surnombre, dans le ressac des corps et la marée des esprits, qu'on s'y noie avec les Nouvelles naïades et qu'on aille bouffer des algues en salade. Qu'on danse sur les ondes, danse sur les ondes : je chérie la brûlure des méduses.
J'aimerais jeter l'ancre à chaque vague beauté.

*********


Secondes métalliques mon cœur foudroient
mon cœur mon cœur ce fou du roi
danse et transe chancelle se noie

tandis qu’ils dansaient ; ivres de pluie.


Son corps-pétale, mes doigts mystiques
Son corps pétille, mes doigts-mistral
Dansent et transent chancellent se noient

Tandis qu’ils
Dansaient : ivres de pluie


D’un bleu pilule son regard luit
Nos jeux pulullent en cette nuit
Elle danse en transe, chancelle
Me noie
mon cœur mon cœur on se fout de toi


Tandis qu’elle dansait, ivre depuis
Des heures déjà.
Revenir en haut Aller en bas
http://and-justice-for-all.cowblog.fr
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: L'Artsenic   

Revenir en haut Aller en bas
 
L'Artsenic
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Shinigami's Note :: Les Esseniens :: Créations des Esseniens :: A vos Plumes-
Sauter vers: